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Lieu photographié par Julien

Gorges de l'Areuse, de Noiraigue à Boudry : la rivière, le Saut de Brot et les passerelles

Val-de-Travers et Littoral neuchâtelois

Rivière large et calme, en pose longue, qui file sur un seuil de galets. Une passerelle traverse au fond, sous un soleil de fin de journée qui éclaire les feuillus d'été.
Rivière large et calme, en pose longue, qui file sur un seuil de galets. Une passerelle traverse au fond, sous un soleil de fin de journée qui éclaire les feuillus d'été.
Distance
11,5 km
Dénivelé
111 m D+
Durée
2 h 55
Niveau
Facile — Facile selon Suisse Tourisme (technique et condition physique) ; passages humides et glissants près de l'eau
Meilleure lumière
Sous-bois, temps couvert
Départ
Gare de Noiraigue (train), arrivée à la gare de Boudry
Saison
Avril à novembre selon la source ; l'hiver demande prudence (glace, sentier parfois fermé)
Heure
Ciel couvert ou milieu de journée, quand le soleil n'entre pas dans la gorge

Chiffres : Suisse Tourisme (MySwitzerland) — À travers les gorges de l'Areuse. Ils seront remplacés par ceux de la trace de Julien quand il l'aura enregistrée.

La carte

Tracé indicatif : chemin issu d'OpenStreetMap, © contributeurs OpenStreetMap, licence ODbL. Fond de carte © swisstopo.

Pourquoi cette marche

Les gorges de l’Areuse relient Noiraigue, dans le Val-de-Travers, à Boudry, au bord du Littoral. La rivière y descend entre de hautes parois de calcaire, avec des cascades, des ravins et quelques bassins calmes. Le sentier reste presque tout le temps au bord de l’eau : on a la rivière comme sujet du début à la fin, sans longue montée pour y arriver.

Julien a photographié ce lieu à plusieurs reprises : le Saut de Brot, une passerelle à une croisée de chemins, la rivière elle-même, et les gorges en hiver.

L’itinéraire

Le départ se fait à la gare de Noiraigue, l’arrivée à la gare de Boudry : un itinéraire à sens unique, desservi par le train aux deux extrémités, donc sans voiture à récupérer. Suisse Tourisme le donne pour 11,5 km, 111 m de montée et un peu moins de trois heures de marche, sans compter les arrêts photo, qui peuvent doubler le temps.

Le sentier est balisé en jaune (réseau pédestre suisse) et suit la rivière vers l’aval. Le Saut de Brot, avec son pont de pierre, arrive assez tôt dans la descente, en aval de Noiraigue. Plus bas, le chemin passe par des petits ponts, des passages taillés et quelques tunnels, avant que la gorge ne s’ouvre vers Boudry. Une usine électrique marque la fin de la partie encaissée.

En voiture, se garer à Noiraigue et revenir en train depuis Boudry évite de refaire le trajet à pied.

Quand y aller

La gorge est profonde et boisée : le soleil n’y entre que par moments, et c’est là le piège. Une tache de soleil sur l’écume brûle les hautes lumières pendant que la roche reste noire. Le meilleur temps est un ciel couvert ou une journée de brume, qui donne une lumière égale sur l’eau et la mousse.

Les heures astronomiques au Saut de Brot, calculées à l’horizon astronomique (le relief les décale fortement ici) : au solstice d’été, le soleil se lève vers 5 h 37 au nord-est (azimut 54°) et se couche vers 21 h 31 au nord-ouest (azimut 306°) ; au solstice d’hiver, il se lève vers 8 h 15 au sud-est (azimut 126°) et se couche vers 16 h 46 au sud-ouest (azimut 234°). La gorge s’étire à peu près d’ouest en est : en hiver, le soleil bas reste souvent caché derrière les parois, ce qui donne une lumière douce toute la journée.

La saison change le sujet : au printemps, le débit monte avec la fonte ; en automne, les feuilles colorent les bords ; en hiver, la glace se forme sur les rochers.

Où poser le trépied

  • Le Saut de Brot : la cascade et le pont de pierre se cadrent ensemble depuis le sentier. Une pose d’une à quelques secondes lisse l’eau sans la rendre laiteuse.
  • Les passerelles et croisées de chemins en aval : une passerelle au-dessus de l’eau fait une ligne qui guide l’œil dans l’image ; attendre qu’elle soit libre de promeneurs.
  • Les bassins calmes entre deux rapides : reflets des parois et feuilles flottantes, avec un polariseur pour doser les reflets.

Sécurité

Les rochers et les passerelles restent humides presque toute l’année : de bonnes semelles sont indispensables, surtout avec un trépied dans les mains. En hiver, la glace peut couvrir le sentier par endroits. Ne pas descendre sur les blocs au bord de l’eau quand le débit est fort. Le sentier est fréquenté le week-end : poser le trépied sans barrer le passage.

Ce que Julien y a photographié

Julien est venu au moins en été et en juin, en fin de journée, pour la rivière en pose longue, le chemin taillé au bord du torrent et les parois moussues. Il y a aussi une version hivernale, avec des blocs enneigés dans le lit de la rivière.

Ce que Julien y a photographié

Chemin pavé bordé d'un parapet de pierre, qui longe un torrent blanc serré entre deux parois sombres. La végétation est verte au printemps, avec une lumière douce de fin d'après-midi.
Chemin pavé bordé d'un parapet de pierre, qui longe un torrent blanc serré entre deux parois sombres. La végétation est verte au printemps, avec une lumière douce de fin d'après-midi.
Gros blocs de rocher coiffés de neige au milieu d'une eau verte, rendue soyeuse par la pose longue. Scène d'hiver.
Gros blocs de rocher coiffés de neige au milieu d'une eau verte, rendue soyeuse par la pose longue. Scène d'hiver.

Aller plus loin

Voir la photo de Julien dans les gorges de l'Areuse, et son tirage

Apprendre la photo de paysage sur place : cours individuel dans la région de Neuchâtel

Sources

Textes rédigés pour rando-photo.ch ; les sources ont servi à vérifier les faits (accès, chiffres, balisage), aucun texte n'en est repris.